Textes en ligne
Les professeurs prennent la
plume
La revue Cause commune n'a pas d'idéologie constituée, ni
de dogmes. Elle est un espace de débat instruit, et vise à constituer plus
largement un espace public francophone de réflexion à l'usage des
jeunes générations principalement.
En
ce sens, nous publions en ligne quelques textes des collègues ou d’étudiants
qui n’ont pu trouver place dans la revue, afin d'ouvrir le débat sur certains
thèmes d'actualité, nourrir les réflexions… et plus largement rendre public
ces textes. L’Ecole regorge de talent, partout en France. Notre but est de le
faire connaître, en commençant à mutualiser les savoirs.
L’Ecole
doit instruire tous les esprits, et pas seulement les futures élites ;
c’est sa mission principielle : élever tous les élèves, former
des citoyens avisés. Ce combat, l’immense majorité des collègues le mène
tous les jours, devant ses classes, dans tous les lycées. Avec désintéressement,
et talent. Avec courage et intelligence aussi. Il en faut, à l’heure où les
valeurs actuelles sont plutôt celles de l’argent facile, ou du vedettariat,
au sein d’une société « bling-bling ». C’est ce combat généreux
que nous voulons, par la revue Cause commune et à travers la
« vitrine » de ce site, rendre plus largement public. En rendant
hommage par là à tous les collègues.
« Voici un principe de l'art de l'éducation que particulièrement
les hommes qui font des plans d'éducation devraient avoir sous les yeux : on
ne doit pas seulement éduquer des enfants d'après l'état présent de l'espèce
humaine, mais d'après son état futur possible et meilleur, c'est-à-dire
conformément à l'Idée de l'humanité et à sa destination totale. Ce
principe est de grande importance. Ordinairement les parents élèvent leurs
enfants seulement en vue de les adapter au monde actuel, si corrompu soit-il.
Ils devraient bien plutôt leur donner une éducation meilleure, afin qu'un
meilleur état pût en sortir dans l'avenir. Toutefois deux obstacles se présentent
ici :1) ordinairement les parents ne se soucient que d'une chose: que leurs
enfants réussissent bien dans le monde, et 2) les princes ne considèrent
leurs sujets que comme des instruments pour leurs desseins. Les parents
songent à la maison, les princes songent à l'État. Les uns et les autres
n'ont pas pour but ultime le bien universel et la perfection, à laquelle
l'humanité est destinée et pour laquelle elle possède aussi des
dispositions. »
Emmanuel KANT, Traité de pédagogie
Articles disponibles :
NB : copyright réservé aux auteurs ; toute utilisation nécessite bien entendu leur accord.
- L’Ecole malgré la
République,
Jean-Jacques Delfour
- Hegel était-il perméable
aux totalitarismes ? Bertrand Quentin
- L’Ecole des
compétences, Angélique
del Rey-Benasayag