Appel national aux professeurs de France

 

 Soutenez la revue Cause commune ! Construisons-la
tous ensemble
!

 

     Parmi les images de la fin de l’année 2005, on vit des Ecoles brûler… Or la France, là aussi, est coupée en deux : d’un côté les bons lycées, en général de centre ville et avec des prépas, où l’on ne plaisante ni sur la culture, ni sur le travail ; de l’autre les lycées de ZEP, où l’on gère la misère, dans un  climat de violence, mais aussi où nombre de professeurs courageux résistent aux dérives actuelles de l’Ecole, et ne renoncent pas à instruire tous les enfants de la République, quelle que soit la couleur de la peau et la religion, les difficultés scolaires (et sociales), les horizons difficiles et incertains : admirables collègues qui ne renoncent pas à les faire travailler Rousseau, Kant et Tocqueville (plutôt qu’à pratiquer la plate expression des opinions, même avec la caution socratique), Baudelaire, Hugo et Balzac (plutôt que des textes de rap), Goethe, Cervantès et Shakespeare en langues (plutôt que de seules coupures de - mauvaise - presse), bref continuent d’avoir du respect pour tous ces élèves déshérités (enfants de la télé ou fils de pub en guise de tout héritage…), qu’ils n’abandonnent pas à eux-mêmes, par là du respect aussi pour leur métier, et l’Ecole de la République…     

   Pourquoi ces Ecoles ont-elles brûlé, dans ces quartiers difficiles? Que représentaient-elles pour ces jeunes qui ont allumé les feux de l'incendie? Et de quoi brûlent ces jeunes, aujourd'hui? De s'instruire, ou de consommer au plus vite? De pousser droit, ou courbe? Quelle société les accueille, d'ailleurs, et comment? Quels modèles sont les leurs, et d'où viennent-ils, et qui les fabrique, de surcroît? Et quelle Ecole, désormais, pour y faire quoi, au juste?

      « Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal (…) » : vous souvenez-vous des vers de ce poème de José-Maria de Heredia ? Dans la certitude d’un rythme assuré et la claire sonorité d’un mystère, ils annoncent à l’enfant un Monde immense, à découvrir. On se met à l’Ecole de leur lente patience ; une âme les habite, qui éveille la notre.   

     C’est au maître d’Ecole à la voix ferme, exigeante, que je pense, et à qui je veux rendre hommage, d'abord. Te souviens-tu, lecteur, de son nom? En éveillant au trésor infini de la langue, il faisait naître ce Monde, que nous ne soupçonnions pas, et nous arrachait dans un émerveillement fécond à notre condition natale. Ce Monde, commun aux hommes, pour peu qu'un maître nous l'ouvre, ne se referme pas, portant ensuite vers d’autres mystères, en d’autres pages…

      Celui qui nous apprend l’écriture d’une langue est un père, qui transmets la culture commune, qui fait que le monde est Monde : non point seulement un champ à cultiver pour son seul profit, mais d’abord un don qui oblige, « héritage sans testament » pour reprendre la belle formule que René Char appliquait à la Résistance, en ses Feuillets d'Hypnos. Celui qui nous instruit nous élève, et fait de nous ces héritiers obligés du Monde, obligés de tous les autres, et pas seulement des usufruitiers narcissiques et oublieux. Celui qui nous fait pencher sur les livres nous fait pencher sur les hommes, et nous ouvre à une humanité qui n’est jamais acquise, qu’il nous faut conquérir, de haute lutte, via l’arrachement à soi et l’ouverture aux œuvres, à la mémoire des hommes.

 

      C’est à ce maître d’Ecole que je pense aujourd’hui, d’abord, qui certes m'obligea quelque peu, et dont je suis désormais l’obligé. Et plus largement à tous les maîtres –magister, non point dominus – ces âmes fortes, qui avec patience, continuent d’instruire et d’élever de jeunes âmes, en les ouvrant au-delà d’elles-mêmes, en leur donnant le Monde en souci et la culture en partage.

 

     L’Ecole est en effet ce loisir (scholè) de penser qu’instituèrent les Grecs, en faisant naître l’homme à la pensée, à l’écrit, au souci d’un Monde commun, à travers l’étude des œuvres, par la fréquentation de plus grand que soi… « Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal… » : sans Ecole, point d’hommes libres, et sans hommes libres et instruits, point de République qui vaille, en-deçà des Pyrénées comme au-delà… L'Ecole, ou le loisir de penser : découvrir cela donne en effet des ailes, et l'envie brûlante d'en savoir davantage, d'ouvrir d'autres livres : de s'éléver, prenant à l'occasion à la lettre le mot.

   

     Voilà ce que je pensais, par devers-moi, depuis quelques temps, sachant que tout cela était partagé, très largement, par nombre de collègues dans les Lycées de France. Et puis il y eut ces images d'Ecoles en flammes, sur le petit écran, le cœur qui se serre, devant le désastre, le mal venant de loin… Insupportables images, nous renvoyant tous à la réalité du Monde, dont nous avons la charge, comme adultes d'abord, professeurs ensuite. Cela faisait une double raison de ne plus se taire, et de mener publiquement, désormais, ce combat des Lumières au fond que de nombreux professeurs, admirables, mènent déjà dans les classes, malgré les difficultés, la violence diffuse parfois…

     Il était temps, pour tous les enfants de France, sans exclusive, de dire haut et fort ce qu'est l'Ecole de la République, lieu de travail et d'élévation de tous (et non lieu de vie comme on a coutume de le dire aujourd'hui, dans le triste Volapük du pédagogisme actuel), et de mener le combat généreux, exigeant, de l'intelligence contre le désordre, de l'effort contre les accomodements d'une société consumériste et paresseuse, pour tous les élèves, au nom de l'égal respect qui est dû à chacun : il était temps, me disais-je, de faire cause commune… En quelques mots, une alliance se noua ; en quelques semaines, la chose fut décidée… Les amis répondirent à l'appel ; d'autres se manifestèrent, partout en France ; les universitaires ouvrirent la voie, de concert avec les collègues des Lycées…  

    L'année 2006 verra donc la parution d’une nouvelle revue, ambitieuse, pluraliste, généreuse, à destination de tous les fils et filles de la République, et rédigée par leurs professeurs, en Lycée, en prépas, ou à l’université : la revue Cause commune, « «revue d’actualité réfléchie des jeunes citoyens », qui a pour but de promouvoir une Ecole centrée les Humanités, et pour ligne éditoriale de partir de l’actualité, et de tenter de la réfléchir à partir des œuvres majeures de l’esprit qui permettent de la penser.

 

     Evénement, à n'en pas douter : pour la première fois, dans le respect du pluralisme, sans distinction de rang ni de noms, des professeurs de Lettres, de Philosophie, d'Histoire-géographie, d'Economie et de Sociologie s'associent, pour la cause, commune en effet, de l'instruction de tous les esprits, de l'élévation de toutes les âmes, prenant à l'occasion une intitiative d'hommes et de femmes libres, au service de l'idéal exigeant de l'Ecole de la République…  

 

     Les auteurs seront d'abord les enseignants eux-mêmes, de tous les Lycées de France, comme les universitaires, qui sont tous invités à proposer leurs articles. A terme, c'est la revue des professeurs de France qu'il s’agit peu à peu de construire, dans le respect d'un pluralisme de principe, avec pour objectif de continuer l'œuvre scolaire, de façon publique, à partir du souci du monde commun.

 

     Le numéro 0 de la revue paraîtra en janvier 2006, d'abord sur un site internet encore en construction (www.causeco.fr), et portera essentiellement sur deux dossiers : "Tocqueville et la démocratie", "les violences urbaines", et sans doute sur E. Bove, un auteur rare. Le numéro 1 paraîtra en septembre 2006, et portera sur le dossier européen ; les numéros 2 et 3 sur Lévinas et Arendt, sur Freud, et auront pour thème général "la Justice sociale". Chaque numéro comportera une rubrique culturelle, sensu largo, une rubrique cinéma, une rubrique "philoso-focus", et des notes de lectures.

     La revue sera abritée par un grand éditeur national, dont j’annoncerai le nom publiquement lors d’une prochaîne conférence à Paris (le lieu et la date seront communiqués sur le site web de l’Association Cause commune).

 

 

     Défi démocratique en effet, qui n'est pas sans quelque aristocratique grandeur, puisqu'il s'agit, en prenant au sérieux les mots autant que les êtres qu'ils désignent, d'élever les élèves, par le biais de l'écrit transcrivant à l'occasion le plus vif de ce que les professeurs en leurs cours profèrent, et de donner vie à une belle idée : celle d'une revue qui, sans distinction de rang ni de nom, soit à terme celle de tous les professeurs de France, pour tous leurs élèves.  

 

     C’est à tous les enfants de la République, sans discrimination, que la Revue Cause commune s’adressera : qu’ils soient à Henri IV, en BTS, en lycée dans le 93 ou déjà en apprentissage ou au travail. Ce n’est pas en reculant à 14 ans l’âge de la scolarité obligatoire que nous aiderons ces jeunes, mais au contraire par un sursaut de l’Ecole, qui dit aussi être accompagné d’un sursaut de générosité de la société civile, et de l’Etat (en faisant cesser en particulier les scandaleuses pratiques de discrimination pour faciès à l’embauche, mais également en restaurant un peu l'autorité des adultes, à commencer par celle des professeurs, c'est-à-dire la préséance de la culture, en rendant au savoir ses lettres de noblesse).

    C’est à tous ces jeunes gens que la revue, certes exigeante, s’adressera donc : parce que nous croyons encore à l’égalité des chances, et au respect de toutes les âmes, qui consiste à les instruire, à partir des œuvres les plus fortes de la culture : à les élever. Professeurs de lycées, en prépas, universitaires : nous nouons une alliance, forte, enthousiaste, inédite à ce jour, pour la jeunesse de France ! « Tous ensemble, OUI », comme disent nos jeunes ! Simplement parce que, quelle que soit leur place demain dans la société, ils ont tous vocation à devenir des citoyens de la République, et par là doivent être tous instruits, avec un égal respect, quelles que soient les difficultés des uns et des autres.

 

 

     Très amicalement à  vous tous, élèves et collègues, nous souhaitant seulement des jours pleins de lendemains, attendus comme un avenir, pour emprunter à Fargue. L'oeuvre commune scelle les amitiés, n'en doutez pas, le Stagirite le dit à quelque Nicomaque...

      J'appelle donc tous les amis de l’Ecole, tous les professeurs en particulier, à relever ce défi, chacun à sa manière, et à faire vivre la revue, qui doit être leur revue ! Les élèves pour leur part peuvent participer à un concours national lycéen, et se charger de faire une affiche pour la sortie nationale du numéro 1 en septembre 2006 (la date de remise des projets est prolongée jusqu’à fin mars 2006).

 

 

Tous ensembles,  chers collègues, pour tous les fils et filles de la République, faisons Cause commune !

 

REJOIGNEZ L'ASSOCIATION CAUSE COMMUNE !

  

Pierre Dupuis

Agrégé de Philosophie

Professeur en Classes préparatoires littéraires

Directeur de rédaction de Cause commune

Mail de la revue: pierre-dupuis77@wanadoo.fr

 

Comité de lecture:


Anne BAUCHARD (Philosophie, Lycée, vice-Pdte de l'Assoc. Cause commune), Jean-Louis BENOIT (Philosophie, Classes prépas HEC),  Patrice BETBEDER (Histoire, Lycée), Charlotte BOBOVNIKOFF (Etudiante, Capès lettres), Pierre-Yves BOURDIL (Philosophie, Classes prépas HEC), Charles BOYER (Philosophie, Lycée), Camille CARRAUD (Lettres classiques, Classes prépas littéraires), Philippe CAUMIERES (Philosophie, Lycée), Gilles COPHORNIC (Histoire, Lycée, professeur associé à l'IFRI-Sorbonne), Sylvie COURTINE-DENAMY (Philosophie, Centre d'histoire moderne et contemporaine des Juifs, EPHE, Sorbonne), Eric DESCHAVANNE (Philosophie, " Collège de Philosophie" et Conseil d'Analyse de la Société), Frédéric FARAH (Sciences économiques et sociales, Lycée et Paris-I),
Kamel FEKI (Lettres, Sfax, Tunisie), François GADEYNE (Lettres Classiques, Classes prépas littéraires), Eve GIANONCELLI (M1 de Science-politique, Paris-I / M2 de Philosophie politique, Paris-IV), Frédéric GROLLEAU (dir. lelitteraire.com, Philosophie-St Cyr / Culture générale-Esam), Henri GUINARD (Lettres classiques,  Classes prépas litttéraires, Président de l'APL), Bruno GUITTON (Philosophie, Lycée, Chili),  Delphine HASSAN (Lettres Classiques, Lycée, membre de Sauver les Lettres), David HAZIZA (Etudiant en Hypokhâgne, Paris), Michel HERON (IPR d'Histoire), Jacques HOARAU (Philosophie, Lycée), Catherine KINTZLER (Philosophie, Université de Lille-III), Justine LACROIX (Sciences politiques, Université de Bruxelles), Jean-Paul LAFFITTE (IPR honoraire de Lettres de l'Académie de Paris), Alexandra LAIGNEL-LAVASTINE (Philosophie, Journaliste au Monde, chercheur au CNRS), Alain LASALLE (IA-IPR de Philosophie), Nicolas LAURENS (Philosophie, lycée français d’Abu Dhabi), Philippe LUSSON (Elève à Normale-supérieure Ulm), Adrian MUSTATEA (Lettres, Université de Brastov, Roumanie), Alain RENOU (Histoire, Lycée), Guy SAMAMA (Agrégé de Philosophie, formateur dans l’Académie de Paris, Membre des revues Esprit, Sigila), Gérard SCHMITT (Philosophie, Classes préparatoires HEC, bureau national de l'APPEP), Pierre-Henri TAVOILLOT (Philosophie, Paris-IV, Président du "Collège de Philosophie"), Eric TILL (Agrégé d’Histoire, membre de l’APHG), Daniel TRUONG-LOI (Philosophie, Classes prépas littéraires), Olivier VERDUN (Philosophie, Lycée), Patrick VOISIN (Lettres classiques, Classes prépas littéraires), Nicolas VIEILLESCAZES (Philosophie, King's Collège, Londres), Stéphane WACKER (Allemand, Classes prépas littéraires), Claudette WALLERAND (Histoire, Lycée,  membre de la Régionale IDF de l'APHG), Philippe ZARIFIAN (Sociologie, université Marne-la-Vallée), Paul Zawadzki (Philosophie politique, Paris-I Sorbonne)

Le CL est composé de professeurs de lycée, de prépas, d’universitaires, d’étudiants en II° ou III° cycle, et reste ouvert à tous les collègues désireux de s’investir dans le projet.

 

Comité de rédaction

Département Philosophie : Pierre DUPUIS (Philosophie, professeur en classes prépas littéraires) et Gérard SCHMITT (Philosophie, Classes préparatoires HEC, bureau national de l'APPEP)


Département Lettres
: Henri GUINARD (Lettres classiques,  Classes prépas litttéraires, Ancien Président de l'APL)


Département Langues anciennes
: Patrick VOISIN (Lettres Classiques, Classes Prépas littéraires)


Département Histoire
: Eric TILL (Histoire, Président de de l'APHG) et Renée DRAY-BENSOUSAN (Histoire, Présidente Régionale APHG)


Département Sociologie et Philosophie politique
: Justine LACROIX (Sciences politiques, Université de Bruxelles) et Frédéric FARAH (Sciences économiques et sociales, Lycée – Paris1),


Département vie culturelle  et recensions
: Guy SAMAMA (Ancien conseiller au Collège International de Philosophie)


Rubrique "Philoso-focus"
: Frédéric GROLLEAU (dir. lelitteraire.com, Lycée et Prépas)


Rubrique cinéma
: Michel SERCEAU (Lettres, vice-président de l'APL)


Editions du Cerf
 : Renaud ESCANDE

 

Comité scientifique

Michelle-Irène BRUDNY (Professeur à l’université de Rouen / CETAS-ERIAC), Michel FICHANT (Directeur de l’UFR de Philosophie de Paris-IV Sorbonne), Alain FINKIELKRAUT (Agrégé de Lettres Classiques, professeur à l’Ecole Polytechnique, responsable de l’émission Répliques sur France-culture), Elisabeth de FONTENAY (Philosophe, ancien Professeur à Paris-I Sorbonne), Marcel GAUCHET (EHESS, Rédacteur en chef de la revue Le Débat),  Jerome KOHN (Directeur du Hannah Arendt Center, New-York), Pierre MANENT (EHESS-CNRS, Centre de Recherches Politiques Raymond Aron), Pierre NORA (EHESS, Directeur de publication du Débat), Philippe RAYNAUD (EHESS), Myriam REVAULT D’ALLONNES (Professeur des Universités à l’EPHE), Anne-Marie ROVIELLO (Philosophie, Université de Bruxelles), Dominique SCHNAPPER (EHESS, Conseil Constitutionnel), Etienne TASSIN (Professeur à l'université de Paris-VII Denis-Diderot, Membre du CSPRP)

 

NB : les directeurs des Départements, le directeur de rédaction, comme les directeurs des Rubriques forment un comité de rédaction, dont le pouvoir est décisionnaire, et sont membres de droit du comité de lecture, qui est l'instance délibératrice et la force de proposition de la revue. Les membres du comité scientifique sont membres de droit du comité de lecture, et ont un rôle de conseil et de proposition auprès du comité de rédaction.

 

 

 

Association CAUSE COMMUNE, 15 Avenue Gallieni / 77100 /  Meaux

Site web : http://www.causeco.fr

Les éditions du Cerf, 29 Bd La Tour-Maubourg

 

NB : les directeurs des Départements, le directeur de rédaction, comme les directeurs des Rubriques forment un comité de rédaction, dont le pouvoir est décisionnaire, et sont membres de droit du comité de lecture, qui est l'instance délibératrice et la force de proposition de la revue. Les membres du comité scientifique sont membres de droit du comité de lecture, et ont un rôle de conseil et de proposition auprès du comité de rédaction.

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Adhésion à l'Association Cause commune (année 2007-2008) ---------------                 20 euros

Ou don libre (avec ou sans adhésion ) ----------------------------------------------                euros

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A envoyer à Association Cause commune, 15 rue Galliéni, 77100 Meaux. On peut contacter son directeur de rédaction par mail : pierre-dupuis77@wanadoo.fr

 

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